COMPTE RENDU DE MISSION

sur les fermes de Spiruline de Bô Na et Hậu Bối

Du 8/05 au 04/06/2013

Auprès de l’association “Les enfants du dragon” sur les sites de production de spiruline de Bô Na et Hậu Bối dans la région du delta du Mékong au Vietnam.

Porteur d’espoir, en l’espèce, de nouvelles souches de spiruline venues de France, dans le cadre d’un stage de fin de formation à la “culture de spiruline à vocation humanitaire”, je suis arrivé au Vietnam avec deux missions de la part de Mr Marc De Muynck, d’une part réensemencer les culture dont la proportion de “droites” était devenue par trop importante et d’autre part d’assurer une formation sur les règles d’hygiènes aux exploitants.

J’ai passé une première quinzaine de jours seul puis ai été rejoint dans cette tâche par mon camarade de promotion Julien Cotta avec qui nous avons réalisé l’ensemble de ces actions.

Nous avons en effet proposé aux “Enfants du dragons” un enrichissant projet de stage à quatre mains pour pouvoir répondre à l’ensemble de la mission malgré le trop court temps d’un stage, aussi après Julien viendront Enkidou et Guillaume ce qui allonge la période à quasi quatre mois avec des petites périodes de chevauchements pour se transmettre les infos.

Après un temps nécessaire d’observation et d’adaptation, le temps également de comprendre les protocoles en vigueur sur les fermes, je me suis appliqué à reprendre les dits protocoles pour redémarrer sainement à partir des souches nouvelles.

Les souches, une Paracas issue d’une exploitation du sud de la France s’est d’emblée plu et a donné les meilleurs signes d’acclimatation pour finalement s’avérer fragile et sensible à un prolifération de “droites” ce qui nous a amené  à la disqualifier au profit de l’autre.

L’autre, une souche “Toliara” venue du CFPPA de Hyères était une proposition de ma part, sachant les problèmes de “droites” des cultures relatés par M De Muynck, pour l’avoir observé pendant les quatre mois qu’a duré la durée la formation et fait le constat de sa formidable stabilité.

En effet après une adaptation un peu hésitante c’est bien la Toliara qui s’est avérée la plus prometteuse.

J’ai organisé une session de sensibilisation à l’hygiène au plus près des standards européens sans pour autant tomber dans un décalage trop invraisemblable au regard des conditions locales.

Un guide des bonnes pratiques à été rédigé et traduit à cette occasion.

Nous avons avec Julien, arrivé depuis, mis l’accent sur les protocoles de cultures, particulièrement sur l’harmonisation entre les deux fermes qui n’utilisaient pas les mêmes intrants et le doublement des souches.

Le choix des intrants et la pérennisation de leur approvisionnement a été un sujet délicat et laborieux. Puis après diagnostic nous avons participé à la réfection des bassins, je suis parti laissant mon camarade en charge de la suite des opérations et de la transmission après cela.

Yannick Monnier, Paris le 20/07/2013