Ici vous pourriez lire les témoignages des parrains et marraines des enfants parrainés.

Parrainer un enfant du bout du monde c'est avant tout une grande affaire de coeur et un choix qui doit être longuement réfléchi

Paulo et Josiane - parrains

Mon grand père a vécu au Vietnam une grande partie de sa vie et il parlait couramment le vietnamien. Il s'est marié avec une Indochinoise, ma grand mère originaire de Hué. Nous sommes parents d'accueil depuis octobre 2011 d'une petite fille, Quynh Nhu. Elle va avoir neuf ans à la fin de l'année. Depuis cette date il ne se passe pas un jour sans penser à elle. La solidarité doit venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Notre action envers elle est de l'aider de notre mieux à bien démarrer dans la vie et de pourvoir à son instruction, son éducation et son bien être. De plus nous allons nous efforcer de lui apporter le maximum de chaleur humaine et d'amour bien que la distance et la barrière de la langue sont de grands obstacles. Que d'instants merveilleux de se voir et de se parler en direct. Quand nous communiquons avec notre filleule, il nous est très difficile de ne pas penser aux autres enfants qui n'ont pas la chance d'avoir de parrains ou de marraines. Parrainer un enfant du bout du monde c'est avant tout une grande affaire de cœur et un choix qui doit être longuement réfléchi, car on s'engage vis-à-vis de lui ou elle à le ou la soutenir moralement et à lui assurer une éducation de qualité.

Paulo et Josiane

Je suis rentrée du Vietnam enrichie par les émotions intenses vécues à l'orphelinat

Evelyne

Quand on m'a demandé si j'avais une préférence pour parrainer un garçon ou une fille, j'ai tout de suite pensé à mon petit-fils, dont la maman est sud américaine et le papa européen et donc avec un petit Vietnamien je voyais le rapprochement de 3 continents. Et finalement c'est la petite Buom qui est devenue ma filleule. Elle a 8 ans et lorsque j'ai découvert son regard sur une photo, j'ai été émue. Je l'ai rencontrée au printemps 2012 lors de mon premier (car il y en aura d'autres...) voyage au Vietman. Je l'ai immédiatement reconnue au milieu des autres enfants de l'orphelinat. Elle était tellement mignonne avec ses beaux cheveux fraîchement coupés. Elle m'est apparue timide et coquine à la fois. Nous avons communiqué par le regard: le sourire, la douceur. Il ne faut bien sûr pas attendre des effusions mais les yeux en disent long. Buom était très intéressée par le contenu de ma valise d'où sortaient des vêtements, des cadeaux qu'elle s'empressait de montrer à ses petites copines et toutes se sont mises à jouer immédiatement. C'est ainsi qu'elles ont changé la poupée, lui ont donné son biberon.
Je suis rentrée du Vietnam forte de belles images de ce pays merveilleux, mais surtout enrichie par les émotions intenses vécues à l'orphelinat lors de la rencontre avec Buom et les autres enfants. Grâce à Tam j'ai pu communiquer avec eux via Skype. Bươm sait grâce à ce moment sur Skype que je pense à elle et cela entretient, prolonge le moment que j'ai passé avec elle en mars! C'est avec du temps et de la patience que les liens se créent et il est bon de nous manifester en tant que marraine ou parrain pour les anniversaires et les fêtes vietnamiennes.

Evelyne

Un parrainage veut dire s’engager pour longtemps

tamleduy

Etre parrain ou marraine veut dire s’engager pour longtemps, si l’enfant est jeune, pour l’accompagner et l'aider sur le long chemin de la vie, cette vie qui a été difficile pour certains enfants dès la naissance. Suite à plusieurs visites avec Marc à des orphelinats, j’ai pu voir ce qu’il a fait pour ces enfants et nous avons décidé de devenir des parrains. Le moment le plus émouvant est le moment que nous avons choisir de devenir marraine et parrain. Nous n’avons pas d’enfants mais j’imagine que c’est comme une naissance (sauf que nous ne sommes pas parents) on ne choisit pas, on accepte l’enfant telle qu’elle est. C’est difficile de devenir marraine et parrain. On aide un enfant mais eux ils ne peuvent  pas nous choisir. C’est tout un long apprentissage pour apprivoiser l’enfant. Comme disait Saint-Exupéry dans le Petit Prince "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé." Parrainer un enfant pour l'aider à grandir et avoir une éducation décente est une bonne chose. Mais toute cette action doit rester dans une certaine limite, car les enfants que nous aidons sont sous la responsabilité de la maison ou ils vivent. Je pense que c'est une chose énorme pour les enfants de savoir que dans un pays lointain il y a des gens avec un grand coeur qui pensent à eux. Il est bon aussi de nous rappeler que ces enfants ne nous "appartiennent" pas. Ces enfants ne sont pas nos enfants et ils ne sont pas sous notre administration. Quand nous visitons les maisons où habitent les enfants nous sommes des invités pour venir rendre visite à ces enfants et nous n'avons aucun droit concernant l'administration ni la façon dont ces enfants sont soignés ni élevés. Même si parfois ça pourrait être contraire à ce que nous aimerions ou voudrions. Comme je suis Vietnamien d'outre mer (Viet Kieu) il est logique pour moi de choisir le Vietnam. Depuis toujours le Vietnam est dans ma chair et mon cœur. Le parrainage est bien car on laisse l’enfant dans son milieu naturel, dans son monde depuis toujours. J'ai vu que l’adaptation et l’intégration dans une autre vie, une autre culture, une autre monde n’est pas une chose facile. C’est pourquoi depuis toujours je suis contre l’adoption, arracher un enfant à sa propre terre, à sa propre culture, engendre des souffrances physiques et mentales insoupçonnées. Il faut des années pour retrouver sa propre culture, si on a de la chance et si on a une forte personnalité.

Tam et Anne

Nous sommes devenus les parrains selon nos moyens d'un tas d'enfants

Son et Marine

Je m'appelle Son et je suis d'origine vietnamienne. Avec Marine, ma compagne, nous avons décidé de nous engager dans une association culturelle franco-vietnamienne en Indre et Loire. Couleurs Vietnam, pour nos deux enfants, puis ensuite pour toutes les personnes intéressées par la culture vietnamienne vivant à proximité de Tours. Nous soutenons la scolarité d'un enfant depuis décembre 2010. Nous voulions aider selon nos possibilités, un enfant du Vietnam mais aussi une association humanitaire qui pouvait mener des actions sur le terrain et les superviser au quotidien comme peut le faire avec efficacité Marc de Muynck. Je suppose que le terme de parrain d'accueil n'a pas le même sens pour chacun. Pour notre part, nous souhaitons encourager notre filleul à poursuivre son éducation pour qu'il puisse s'épanouir selon ses qualités. Et nous voulions aussi permettre à nos enfants d'avoir un lien avec un frère du Vietnam. Nous avons choisi un garçon car nous avons deux garçons. Nous l'avons rencontré en juillet 2011. C'était un moment de joie et émouvant en même temps que de le voir dessiner avec ses copains et nos enfants. Ensuite de voir les autres enfants venir à notre rencontre puis les faire deviner en vietnamien les animaux coloriés ! Nous étions heureux de rencontrer notre filleul mais encore plus de savoir qu'il était bien entouré et que quelque part, nous devenions les parrains selon nos moyens d'un tas d'enfants. Pour l'instant nous nous contentons de suivre l'actualité de l'orphelinat par les méls de l'association. Nous attendons peut-être à tort que notre garçon aîné de 4 ans commence à lui écrire en vietnamien ou à lui envoyer des dessins pour une éventuelle correspondance.

Son et Marine

Nous avons l'intention de revenir le plus tôt possible

p&f

Je m'appelle Patrick et mon épouse s'appelle Francine. Nous sommes originaires des Ardennes, mais nous habitons dans l'Isère depuis maintenant 30 ans. Je suis retraité depuis maintenant presque 3 ans, et nous avons rejoint l'association il y a un peu plus d'1 an. J'avais l'intention d'aider des gens nécessiteux, c'est pour cette raison que j'essaie d'apporter ma contribution d'une manière modeste pour soulager et améliorer les conditions de vie d'un jeune vietnamien. J'étais toujours attiré par les pays d'Asie. J'ai trouvé les Enfants du Dragon "par hasard‟ sur internet. J'ai vu les choses déjà réalisées ça m'a impressionné. Depuis avril 2011 nous parrainons une fille, Anh, que nous avons visitée aussi en avril. C'était un moment très émouvant, mais la visite a été trop brève, juste quelques heures. Nous avons l'intention de revenir le plus tôt possible. Nous communiquons via emails, les cartes postales envoyées au siège de l'association à Quarouble et via skype. C'est parfois très frustrant, parce que nous ne pouvons pas communiquer directement avec notre filleule et vu que nous ne parlons pas le vietnamien une communication réelle n'est pas vraiment possible.

Patrick et Francine

Je suis heureuse d'être marraine et j'espère que d'autres ados s'engageront

laura

Je m'appelle Laura et j'ai 15 ans. Je suis heureuse d'être marraine et j'espère que d'autres ados s'engageront avec l'association. J'ai demande personnellement à être marraine de mon petit Bao de cœur, car je l'ai trouvé adorable sur la photo sur le site "les Enfants du Dragon". Il a 6 ans maintenant. Je n'ai pas encore pu lui venir voir à son orphelinat au Vietnam, mais c'est en prévision. J'ai bien sur des photos de Bao dans ma chambre et je lui en ai fait parvenir des photos de moi aussi. Nous avons pu nous voir sur Skype avec Tam. Lui est Vietnamien et vit en Suisse, mais visite souvent le Vietnam. De se voir via Skype est génial et super, même si nous ne pouvons pas nous comprendre et nous sommes timides tous les deux !!! Mais de se voir, de voir les sourires de nos petits bouts de cœur, est vraiment important pour le lien qui nous unit et lui dire qu'il fait partie de ma famille, qu'on l'aime et que je serai à ses côtés longtemps. J'ai déjà visité Vietnam en 2010. Après ce voyage je suis devenu marraine. Ce qui m'a décidé de devenir marraine c'est que j'ai pu voir par moi-même la misère et des familles en difficultés au Vietnam en allant visiter à pied. Et c'est important pour moi de pouvoir aider et apporter de l'affection à un autre enfant car moi j'ai la chance de ne manquer de rien.

Laura

Je voulais redonner un petit peu de la chance que j’ai eue dans la vie

aline

Cela fait environ deux ans que je parraine un enfant avec les Enfants du Dragon. J’y pensais depuis longtemps, car je voulais redonner un petit peu de la chance que j’ai eue dans la vie. Je l’ai fait quand j’en ai eu les moyens, lorsque j’ai découvert l’association. J’apprends encore à être marraine car c’est encore nouveau pour moi. J’essaye de lui montrer que malgré la distance, je pense à elle et je l’accompagne. Je parraine une fille de 10 ans que je n'ai pas encore rencontrée en vrai, mais j’ai eu la chance de la voir et de lui parler sur Skype. La première question que m’a posée ma filleule était la suivante : « Est-ce que tu m’aimes bien ? » Je ne m’y attendais pas, notamment parce qu’elle est assez timide devant la caméra. Ça m’a beaucoup touchée. Désormais, cela m’encourage à être un peu plus démonstrative dans mes échanges écrits ou oraux avec elle.

Aline